Retiens ton souffle, ferme les yeux et …. Laisse-toi aller!
Oufffff. J’ai vécu un an, en un mois. Jour pour jour. Travailler 7-7, disons que mon #metime a pris le bord. Je voulais être prête et quand tu es passionnée de ce que tu fais, tu n’y vas pas avec la main morte…
Entre l’animation de la première saison du Balado La deMOIs’aile , la mise en place d’une retraite zen et créative avec les participantes, la création + tournage d’une nouvelle conférence pour la prochaine année scolaire et ses nombreuses activités… Je suis passée de ma zone passionnelle à …
L’Atterrissage et ce, directement sur le plancher des vaches du train-train quotidien de tous les on the side mis de côté, genre «le dossier BCRA2».
Ça fait longtemps que je ne vous en avais pas parlé, pis honnêtement, ça ne me manquait pas tant. Depuis la mastopexie de septembre, ayant toujours comme arrière-pensées « et si? » et « quand? » qui planaient, je vivais une vie « presque normale ». J’ai eu des suivis ici et là, IRM, rencontre avec ma chirurgienne en janvier ou j’ai voulu être honnête avec elle en mentionnant que tout le brouhaha autour du documentaire Inoffensifs, mes implants? sorti en décembre m’avait shakée… Relativise ME, je suis dans un hôpital universitaire.
Fac, pensant contrôler la patente, après mes 3 journées de tournage en mai, j’avais inscrit à l’agenda « téléphoner au CHUM », que j’ai eu tendance à effacer au couple de fois. Remettre à plus tard. Parce que même si je suis all in dans ma décision d’opération de prévention du cancer du sein, la peur a pris le dessus sur la procrastination. Tu es de même toi aussi? Les affaires qui te tentent moyen ou qui t’effraies, tu les repousses?
Le lendemain. Assise au garage pour mon changement de pneus. Entre 3-4 pow, drill, marteau, j’sais pas trop, Don’t worry, be happy me sort de mon inspiration. Numéro masqué.
« Mme D’Amours, c’est pour vous donner votre rendez-vous d’opération. »
Tremblante de voix. De mains. « Heeee, attendez madame, je vais me prendre un papier et un crayon. »
Fébrile, soulagée, apeurée, confiante… J’ai repassé en boucle la cassette du récent appel tellement tout semble surréel. Cette opération, je l’ai visualisée je ne sais pas combien de fois, malgré tout, je suis prête… du moins, je pense.
J’ai pris les quelques jours avant pour me reposer. Faire le plein. Faire le vide. Tout faire ce qui me sera enlevé pour les prochaines semaines… prendre un Spa, courir avec fiston, faire l’Amour…Quand tu fais l’Amour et que c’est la dernière fois que tu ressens une sensation aux seins … il y a quelque chose de sincèrement touchant.
Le stress bien ancré en moi, j’ai parlé à mon petit corps sans cesse en ajoutant un dessert de méditation quotidienne pour mon mindset. Quand je dis à mon chum « Demain, j’entre à l’hôpital pour mon opération » et lui de me répondre « après-demain, tu sortiras du CHUM et ce sera chose du passé. » Ouin, vu de même, j’ai moins la face collée dedans. Ce sont quelques semaines d’épreuve dans ma vie.
La beauté de la chose, c’est que ça ne pouvait pas mieux tomber. J’ai justement terminé mon sprint professionnel, avec la réalisation de tous mes projets bonbon du moment. Juste avant les vacances d’été…t’sé!
Quand je me rappelle le pourquoi du comment, je vais de l’avant… j’ai le gène BRCA 2.. celui qui a donné le cancer du sein à ma sœur à 39 ans, probable la souche du cancer à mon frère à 38 ans.. Celui qui a été déjà trop ravageur dans ma famille.
En écrivant ces mots, je constate que depuis le jour 1 de toutes ses démarches, il n’y a pas d’anicroches. Les rencontres, les suivis, les interventions … Tout coule comme il se doit. S’inspire et j’expire un bon coup en me disant que c’est le bon moment, que je suis capable et surtout, je fais confiance en mon corps et en l’équipe médicale.
ME, qui se repose en vous préparant la suite
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