Haaaaa les vacances, je vous ai traversées comme un bon livre qui nous fait valser à travers un océan d’émotions. La bohoromantico de la littérature que je suis n’a pas été en mesure de vivre une douce romance que j’ai l’habitude de consommer, noir sur blanc, quotidiennement. Au sens propre, je n’ai même pas passé à travers un seul roman. Trop occupée à … retrouver mon ancrage.
Des grenailles de stress de vie, on en a tous. Bonne, solide, optimiste, courageuse, résiliente, j’ai passé à travers 2 opérations en 9 mois de façon exemplaire. Oui, mais non… La sauce étant bien étirée, j’en avais assez.
Défi #1, réaliser que les vacances étaient bien arrivées. J’avais beau me le rappeler, l’écrire, me répéter un mantra tel un bourrage de crâne… Quand la première chose que tu vois le matin en te dirigeant pour ton pipi matinal, c’est ton bureau de travail à la maison, c’est confrontant. Mon premier réflexe : ouvrir mon portable, comme chaque matin pour mon « tour Internet »…mon tour Internet de quoi? Je voyais des courriels « pupper », non seulement je me retenais pour ne pas y répondre, pire encore, je me suis même surprise à l’ouvrir pour ensuite le « marquer comme non-lu ». Il est où le problème (ou le mode d’emploi) misère? Me mettre en mode avion en vacances au Qc, ça se fait-tu? TU ES EN VACANCES chanceuse! Profites-en, repose-toi.
Comme une championne, j’ai finalement réussi quand mon corps est intervenu. Sieste par-dessus sieste. Avec un retard dans mes précieuses règles (sujet chaud, j’vous reviens), un rhume d’été et le mal de dos qui est venu me forcer à faire du divan.
Le vent a tourné de bord. Merci. Bonsoir. La belle Gaspésie m’attendait à bras ouverts pour m’y déposer grâce à mon oncle Luc, une légende au grand cœur de Carleton. Très dernière minute pour cause d’opération en mai, il a fait aller ses contacts et nous avons eu la chance de passé 10 jours dans une maison musée coquette à souhait.

Quel jour nous sommes est devenu flou, tout autant que l’heure qui vacille entre l’heure de l’Est acadienne et celle du bras de mer de la baie des Chaleurs. 18-20 degrés en moyenne selon météomédia. Ressenti 10 (foulard, col roulé) ou 35 (tops No Bra), c’est au gré du vent que nous avons profité de la vie.

Sur la grève, à marée basse, mes yeux étaient rivés vers le scintillement orangé des petites pierres semi-précieuses des agates. À marée haute, à la recherche du spot de pêche idéal. Officiellement, mon feu sauvage (allo!! 😮💨) et moi étions sur la voie de la réussite de mes vacances.


Les cheveux mêlés par le grand air salin, Galarneau radieux, je n’ai jamais mangé autant de produit frais. Crevettes, homard, turbo, morue, truite, bar rayé, crapaud de mer, maquereau frais du jour gigger par mes 2 enfants adorés qui ont eu la chance de vivre la pêche marine avec papi. Tout ça, « entre 2 snackbar drette sur l’bord de la 132 » partageant une poutine aux fruits de mer après l’ascension du Mont Saint-Joseph avec ma madre. C’était ce qu’il me fallait!

Regard au loin. J’ai pris le temps d’admirer mes 2 beaux grands enfants jouer, pêcher, chanter … juste les écouter, entendre le précieux mot maman « maman, c’est tu une agate? » aux 30 secondes, me faisait ressentir le privilège inouï d’être là, présente, pour eux, avec eux.

En ce retour de vacances estivales, j’avoue avoir quelques relents du mal de mer que j’ai ressenti lors de notre traversée de Percé à l’ile Bonaventure … Excitée oui, mais aussi fébrile de voir ce nouveau chapitre se créer. Le regard bien groundé sur l’horizon, je me sens solide pour poursuivre ma mission, toujours selon mes passions.
ME
N.B. Laisser le temps au temps.
N.B.2 Vivement le retour de la bohoromantico avec mon Amoureux.
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